Le haut moyen-age

Afin d’ouvrir le premier chapitre de l’histoire de Villette, nous vous invitons dans notre machine à remonter le temps. Direction le siècle de Clovis.

Les éléments les plus anciens nous font remonter au VIème siècle avec la découverte d’une nécropole mérovingienne lors de l’installation d’une canalisation d’eau courante en décembre 1990, le long de la route qui relie Villette à Arnouville-les-Mantes. Cette nécropole témoigne dès cette époque d’une activité humaine relativement développée. Nous sommes alors à la fin de l’ère Gallo-Romaine et au début de la dynastie mérovingienne. Le nord de la Gaule se compose de l’Austrasie, à l’est et à l’ouest : la Neustrie (La «France» médiévale)…

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Le Bas moyen âge, la naissance de la France

Notre histoire reprend sous le règne de Louis VI le Gros (1081-1137). Premier des descendants de Hugues Capet à se prénommer Louis, le nouveau roi se fait, cependant, appeler Louis VI pour signifier que sa dynastie s’inscrit dans la continuité des Carolingiens. Le moyen âge, bien que souvent évoqué comme une période de régression et d’obscurantisme, est le témoin de nombreux progrès et évolutions dans les domaines artistique et technique. La société elle-même n’est pas en reste puisque l’on assiste à une évolution importante qui tire de son état de soumission absolue la classe la plus nombreuse de la population, et qui l’investit de droits civils. L’esclavage proprement dit est remplacé par la servitude, dans laquelle la condition humaine est reconnue, respectée, protégée, si ce n’est encore d’une manière suffisante par les lois civiles, au moins plus efficacement par celles de l’Église et par les mœurs sociales.

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Du Moyen Âge à la renaissance

Souvenez-vous.

Nous sommes en 1245, un certain Robert de Villette vient d’assassiner le Prieur de Juziers. Robert de Villette, Chevalier de Mantes, était issu d’une vieille famille remontant à Thédoulh et Gauthier de Villette(1), chevaliers vivant au XI siècle.
Un siècle plus tard on retrouvera trace de chevaliers de Villette, en les personnes de Guillaume et Pierre qui étaient vassaux de Septeuil (2). À cette époque une autre famille commence à s’implanter à Villette : les “de Beauchamp”. Dès le début du XVe siècle, nous trouvons trace de possession de terres à Villette par les de Beauchamp. Le 14 avril 1417, Jean de Beauchamp devient seigneur de Villette et reçoit l’aveu(3) de Savart Mailler pour son fief. Jusqu’à la fin du XVIe siècle et malgré les difficultés de ces temps troublés, ils ne cesseront d’agrandir leur domaine.

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Le Grand siècle

En cette fin de XVIe siècle, la famille de Beauchamp vend peu à peu les domaines et les terres : en 1595, vente de bois à Jacques Brethe de Clermont, seigneur de Boinvilliers, le 13 juin 1618 vente du lieu seigneurial de Villette par Louis de Beauchamp à M. François Courtin, Maître Des Requêtes et seigneur du Bas-Rosay, en 1611 vente à Jean Courtin du domaine de Leuze et les terres associées, en 1622 vente des terres de Villette à M. François Courtin.
Cette famille Courtin n’est pas nouvelle dans la région. En effet, en 1513 la seigneurie du Bas-Rosay avait été vendue par Jean de Fredet(1) à Guillaume Courtin(2), écuyer, seigneur de Gournay, secrétaire du Roi(3).

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Des lumières à la Révolution

Pour cette cinquième chronique, notre voyage dans le temps nous conduit à une époque charnière dans l’histoire de la France. Je veux parler du XVIIIe siècle. Ce XVIIIe siècle qui commence par une royauté à son apogée et se termine sur la première République Française. Ce XVIIIe siècle qui aura connu les Lumières mais aussi la Terreur.
Commençons donc par notre village. Le 16 décembre 1710 M. de Lesseville vend les terres et la seigneurie sous le titre de marquisat à M. René Joachim de Chénédé, Premier Valet de Chambre de M. le Duc de Berry et Dame Anne Gabrielle Bachelier, son épouse.

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Les temps modernes

Nous voici aujourd’hui au seuil de la dernière étape de cette chronique. Le 20ème siècle s’ouvre devant nous avec ses espoirs et ses craintes. Siècle contradictoire s’il en fut, capable du pire comme du meilleur. Nous savons aujourd’hui, qu’au moins dans sa première moitié, il fut de sang et de mort. Notre village, pourtant, en ce début de siècle, ne semble pas être affecté par ces nuages noirs qui s’amoncellent.

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